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Médecine vétérinaire

Un job à la clé dans la santé publique et animale : Emilie Degryse, vétérinaire

23/02/2012

Depuis six mois, Emilie Degryse est vétérinaire en zone rurale dans le Cantal. Retrouvez-la samedi 3 mars sur le stand du ministère hall 3 au Salon international de l’agriculture pour découvrir comment devenir vétérinaire.

 

Emilie Degryse, vétérinaire ©C. Saidou min.agri.frLorsqu’elle était enfant, Emilie voyait les vétérinaires soigner les bêtes des fermes où elle passait ses vacances. C’est de là que son désir est né : « J’ai rapidement dit à mes parents que je voulais exercer ce métier, et je n’ai pas changé d’avis.  »

Aimer les animaux est bien sûr une condition préalable pour devenir vétérinaire, mais cela ne suffit pas. Les études sont longues et le concours pour intégrer les écoles vétérinaires sélectif. Après un bac scientifique, Emilie a choisi la voie qui offre le plus de places aux écoles, une classe préparatoire BCPST [1]. « La prépa représente deux années, voire trois, de sacrifice assez important. Pour réussir, il faut une grande motivation, beaucoup de volonté, et idéalement un soutien de ses proches. » Après la classe préparatoire, Emilie a intégré l’Ecole Vétérinaire de Nantes pour cinq années d’études.

Sortie en juin 2011, à 26 ans, Emilie exerce aujourd’hui son métier à la campagne, dans le Cantal, à Riom-ès-Montagnes. Elle travaille dans une clinique qui emploie sept vétérinaires : « C’est une chance car il s’agit d’un métier très prenant. A la clinique nous pouvons nous entraider et partager les gardes : le soin des animaux doit être assuré 24h sur 24, sept jours sur sept. »

Un vétérinaire écoute les poumons d'un taureau©ThéophileTrossat/Min.Agri.fr

Le quotidien d’un vétérinaire en zone rurale n’est pas le même que celui d’un confrère en ville : « En tant que praticienne rurale, je vais dans les fermes pour soigner les animaux. Lorsque j’interviens en urgence, il s’agit souvent de vêlages. » La majorité des naissances a lieu en février et mars, une grosse période d’activité pour la clinique. Emilie veille à ce que tout se passe bien, pratique si nécessaire une césarienne et s’occupe des possibles complications. Les vétérinaire ont bien sûr comme mission de soigner les animaux malades, mais au-delà, Emilie insiste sur l’importance de son rôle de conseil auprès des éleveurs pour limiter l’apparition des maladies : « Je leur recommande par exemple la mise en place d’un plan de vaccination raisonné. Parfois, il leur faut revoir l’équilibre des rations des animaux. » Certains vétérinaires disposent aussi d’un mandat sanitaire : « La surveillance des animaux fait partie de notre travail. Nous faisons des prises de sang sur l’ensemble du cheptel pour prévenir l’apparition et la propagation des principales maladies réglementées. Nous sommes très impliqués dans les campagnes de vaccination. »

Dans son métier, Emilie apprécie particulièrement de travailler aux côtés des éleveurs, de discuter avec eux : « Nous partageons un bout de leur quotidien. » Quant aux autres avantages de la voie qu’elle a choisie, ils sont nombreux : « Je prends moi-même les décisions qui s’imposent dans mon travail, je choisis les traitements : je suis autonome. Et puis, j’ai le plaisir de travailler au grand air ! »

En savoir plus sur le métier de vétérinaire :

Le diplôme de docteur vétérinaire se prépare dans les quatre écoles nationales vétérinaires : Maisons-Alfort, Lyon, Nantes et Toulouse.
Renseignez-vous sur les concours agronomiques et vétérinaires :
http://www.concours-agro-veto.net/

Un job à la clé

Cette année, dans le cadre du thème du salon international de l’agriculture, "emploi, métiers, formation", le ministère propose des rencontres avec des élèves et des jeunes actifs issus de l’enseignement agricole. Tous se mobilisent pour informer et sensibiliser le public, invité à découvrir la diversité des métiers de l’agriculture, de la forêt, de la nature et des territoires à l’occasion d’une rencontre : « un job à la clé avec l’enseignement agricole ».
Comme Émilie, ce sera l’occasion pour de jeunes actifs diplômés de l’enseignement agricole de présenter leur parcours, et d’expliquer en quoi leur formation a facilité leur insertion professionnelle.

Télécharger le dossier de presse Salon de l’agriculture 2012 (PDF - 3 Mo)

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Notes

[1] Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre