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Trafic de viande de cheval : le point sur la situation

16/12/2013

Dans le cadre d’une enquête conduite sous l’autorité du Procureur général de Marseille, une opération a été menée lundi matin afin de démanteler un trafic de viande de cheval entrée indûment dans la chaîne alimentaire.

Les services du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, notamment la Brigade Nationale d’Enquête Vétérinaire et Phytosanitaire (BNEVP), participent activement à cette enquête, et sont dans ce cadre placés sous l’autorité de la justice.

Le Procureur a indiqué hier que, dans le cadre de ce trafic, des documents sanitaires de chevaux avaient fait l’objet d’une falsification, constituant une fraude aux normes sanitaires. Des chevaux déclarés impropres à la consommation ont de ce fait pu entrer dans la chaîne alimentaire. Le fait qu’ils aient été déclarés impropres à la consommation ne signifie pas pour autant que leur consommation représente un risque pour la santé humaine. Les éléments de l’enquête permettront de déterminer avec précision les origines des viandes et donc le niveau des risques.

Il convient également de rappeler que les contrôles à l’abattoir sont effectués de manière systématique par les services vétérinaires. Les contrôles relatifs à l’identification ont par ailleurs été renforcés depuis octobre 2013.

Stéphane LE FOLL déclare : « Il est intolérable que certains tentent de frauder avec la sécurité de l’alimentation des Français. Je fais toute confiance à la justice, aidée des services de mon Ministère, pour que cette enquête aille jusqu’au bout et que les responsables soient sévèrement sanctionnés. Le gouvernement est déterminé à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour que ce type de trafics cesse  ».

Le Ministre rappelle que les services de l’Etat avaient procédé à des contrôles renforcés à l’occasion de la fraude à la viande de cheval vendue pour du bœuf, et que ceux-ci s’ajoutaient aux plans de contrôles et de surveillance réguliers. Tous ont mis en évidence l’absence de risques particuliers liés à la consommation de viande de cheval (recherche de présence notamment de médicaments rendant la viande impropre à la consommation).

Conscient que la filière de viande équine en Europe doit voir sa traçabilité améliorée, Stéphane LE FOLL réaffirme sa pleine mobilisation pour que soit mis en place au niveau européen un fichier d’identification centralisé.

Lire les propos de Guillaume Garot sur le site du Midi Libre

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