Qu’il s’agisse de l’augmentation des volumes traités ou de l’apparition de nouvelles catégories d’acteurs et de nouvelles pratiques de négociation, les marchés financiers de matières premières ont connu depuis la fin des années 1990 des modifications sensibles et sont devenus des références centrales pour l’ensemble des acteurs économiques. Faute de transparence sur les données et de cadres analytiques satisfaisants, le débat académique reste peu conclusif quant à l’impact de la financiarisation sur la volatilité des marchés agricoles. Dans le même temps, en réponse à la crise financière puis économique, les marchés financiers de matières premières sont directement concernés par le renforcement de la régulation du secteur financier qui vise à réduire le risque systémique en augmentant le degré de transparence (reporting) et en imposant aux investisseurs de disposer des contreparties proportionnelles aux risques encourus (clearing). S’appuyant sur l’expertise de l’Organisation internationale des commissions de valeurs mobilières (OICV), qui regroupe les régulateurs financiers nationaux, les travaux du G20 visent notamment à coordonner le renforcement des cadres de supervision des marchés de matières premières.




