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DossierLes agricultureS d’outre-mer

Martinique, Guadeloupe, Réunion et Mayotte, un potentiel aquacole à développer

20/10/2011

Selon le dernier recensement de la pisciculture et des élevages de crustacés outremer, 53 entreprises agricoles implantées à la Guadeloupe, la Réunion, la Martinique et Mayotte commercialisent annuellement 350 tonnes de poissons et crustacés presque exclusivement destinés à leurs marchés locaux respectifs.

Ombrines ocellées. ©Cheick Saidou/Min.Agri.Fr
La Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et Mayotte bénéficient de conditions climatiques favorables à l’élevage de poissons de grande taille à croissance rapide comme le cobia et l’ombrine ocellée. La demande locale est forte. Avec une moyenne de 40 kg de poisson frais par habitant et par an, la consommation ultramarine, selon l’Ifremer, est presque deux fois plus importante que la consommation métropolitaine.

En 2008, quelque 2182 quintaux d’ombrines, ont été produits par 21 fermes aquacoles. Ce poisson marin carnivore, originaire du Golfe du Mexique, pèse entre 2 et 3 kg au bout de cinq à douze mois d’engraissage.

Quinze entreprises aquacoles se consacrent à l’élevage du tilapia, un poisson d’eau douce originaire d’Afrique et du Moyen-Orient. La production globale annuelle s’élevait à 625 quintaux en 2008.

Etablissement piscicole à la Réunion.©Cheick Saidou/Min.Agri.FrLa truite est exclusivement élevée par quatre entreprises réunionnaises. Ce département au relief montagneux élevé dispose d’eaux douces assez froides pour ces poissons originaires des zones tempérées. La production globale des salmonidés approchait les 313 quintaux en 2008.

222 quintaux de cobias ont été commercialisés en 2008. A l’état sauvage, ce poisson vit dans les eaux tropicales et subtropicales. Il peut atteindre 2 mètres et peser près de 65 kg.

La production de crustacés s’élevait quant à elle à 115 quintaux.

 

Les structures et productions aquacoles présentent des différences sensibles d’une île à l’autre.

La Réunion produit dans ses 14 fermes piscicoles toute les espèces énumérées ci-dessus ainsi que des daurades et des carpes. La filière occupe 45 personnes à plein temps. Elle a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de 1,132 million d’euros.

A Mayotte, la première ferme aquacole n’a vu le jour qu’en 1999. Depuis, 6 fermes aquacoles marines élèvent principalement des ombrines ocellées et des cobias. Une écloserie rend l’île autonome pour l’approvisionnement en œufs, alevins et « prégrossis ». Une entreprise exporte même sa production vers l’UE.

La Martinique abrite 24 entreprises aquacoles, qui sont souvent de très petites structures. Nombre d’entre elles ont connu des difficultés économiques ces dernières années. En revanche, la filière peut s’appuyer sur la présence d’un important centre de l’Institut français de la recherche pour l’exploitation des mers (Ifremer).

La filière aquacole guadeloupéenne se consacre presque exclusivement à l’élevage de crustacés. Une écloserie privée favorise cette activité et exporte même des œufs ou des pré-larves ainsi que des alevins vers la Martinique.

Sources : Recensement 2008 de la pisciculture et des élevages de crustacés dans les Dom et à Mayotte, Service de la statistique et de la prospective (SSP) -Agreste Primeur n°255- MAAPRAT
www.agreste.agriculture.gouv.fr

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