8 800 exploitations agricoles réunionnaises, guadeloupéennes et martiniquaises produisent de la canne à sucre sur une surface globale de 43 000 hectares. Si ces trois départements ultramarins s’orientent vers la diversification pour être plus auto-suffisants sur le plan alimentaire, la canne à sucre demeure la principale culture. Sucre et rhum constituent aussi les premiers postes à l’exportation des Dom vers la métropole et l’UE.

Sucre pour la Réunion et la Guadeloupe...
La Réunion consacre 60 % de ses surfaces cultivées à la canne à sucre. Les récoltes sont destinées surtout à la fabrication de sucre. Les deux usines du Gol et de Bois Rouge ont un rendement annuel moyen de 200 000 tonnes. Par ailleurs, un sous produit de la canne, la bagasse, alimente deux centrales électriques.
La moitié des exploitations de la Guadeloupe cultivent de la canne. Les usines du Moule et de Marie Galante (une des îles de l’archipel) transforment 90 % de la récolte en sucre (65 000 tonnes annuelles en moyenne ). Le solde de la récolte est destiné aux distilleries de rhum ( dont 40 % de rhum agricole).
...Et rhum pour la Martinique
La Martinique ne consacre que 15 % de sa surface agricole à la culture de la canne à sucre. 60 % de sa production est dirigée vers ses distilleries. En 2009, elle a produit 70 600 hectolitres d’alcool pur (HAP) en rhum agricole, 16 000 HAP en rhum industriel et 5 600 tonnes de sucre.
Les exploitation sucrières sont en règle générale plus grandes que les exploitations consacrées à d’autres cultures mais leur surfaces restent modestes. En Guadeloupe, où quasiment toute l’agriculture est parcellisée en petites structures, trois exploitations sur quatre cultivent moins de 3 hectares de canne. A la Réunion, trois exploitations sur dix ont moins de trois hectares consacrés à la canne et six sur dix, de trois à dix hectares. Les exploitations martiniquaises sont en général plus importantes que celles de la Guadeloupe et de la Réunion, mais c’est une caractéristique qui s’applique à toutes les productions de ce département.
La tendance générale est cependant à l’agrandissement des exploitations. Ainsi à la Réunion, la part des exploitations de moins d’un hectare et de deux à trois hectares baisse au profit des exploitations de surfaces supérieures.
La filière canne à sucre pèse lourd dans les économies des trois Dom . En 2009, en Guadeloupe, la filière canne à sucre a réalisée un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros. A La Réunion, le sucre est le premier produit exporté par le département et représente 70 % des exportations totales.
Source : Service des statistiques et de la prospective (SSP) - Agreste Primeur n°256 février 2011 - MAAPRAT www.agreste.agriculture.gouv.fr
Un atout pour l’environnement
La culture de canne contribue à une certaine qualité du paysage et à l’attractivité touristique. Elle a aussi de nombreuses fonctions environnementales. Elle protège les sols contre l’érosion, même lors des cyclones. C’est aussi une culture propre : la coupe se fait « en vert » (sans brûler) et l’apport d’engrais ou de pesticides est réduit et adapté aux besoins.
Source : Centre de recherche pour l’agriculture des pays du Sud (Cirad) http://www.cirad.fr
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