L’enseignement agricole est solidement implanté en outre-mer : 42 établissements d’enseignement technique agricole, 6 centres de formation d’apprentis, 22 centres de formation professionnelle continue et 10 exploitations agricoles, pour 5 200 élèves et étudiants, 650 apprentis et 3 600 stagiaires.
Ajoutons à cela quelques nouveautés : un lycée agricole vient d’ouvrir ses portes en février 2011 (date de la rentrée sous ces latitudes) à Wallis et Futuna, ce qui permettra aux jeunes wallisiens d’étudier sur place sans avoir à partir pour la Nouvelle-Calédonie ou la métropole. Et la création d’un nouveau diplôme, le CAPA “agriculture des régions chaudes” pour la rentrée 2011.
Mais cet enseignement ultramarin est-il si particulier ? Pas vraiment si l’on en croit Philippe Joly, adjoint au chef de bureau des partenariats professionnels à la direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER).
« On retrouve les mêmes caractéristiques qu’en métropole, avec les grandes filières production, transformation, aménagement et services. Avec un “plus”, qui consiste à la prise en compte des particularités économiques et climatiques. Contrairement à ce que l’on pense souvent, l’agriculture ultramarine ne se limite pas à
la canne et à la banane, elle est au contraire extrêmement diversifiée, avec du maraîchage, de l’arboriculture, des productions florales comme en Polynésie et aux Antilles, de la production bovine aux Antilles et porcine à La Réunion. À cette pluriactivité correspond
un besoin de compétences multiples auquel répondent les diplômes du ministère chargé de l’agriculture. »
La professionnalisation des jeunes qui se destinent à l’agriculture n’est donc pas liée à la couleur du ciel…


