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L’Observatoire agricole de la biodiversité : Un projet de science participative

28/09/2012

Créé en 2009 à l’initiative du ministère de l’Agriculture, l’Observatoire agricole de la biodiversité (OAB) a pour objectif de combler le manque d’indicateurs de suivi de l’état de la biodiversité en milieu agricole. Trois ans après son lancement, le bilan est encourageant.

L’OAB a démarré lorsque le ministère de l’Agriculture a demandé au Muséum national d’histoire naturelle de définir les protocoles à suivre. L’objectif de cet ambitieux projet lancé à l’échelle nationale : sensibiliser les professionnels à la protection et à la préservation de la biodiversité mais aussi, créer des données nationales sur la biodiversité en milieu agricole. Un an plus tard, les premières phases de test étaient lancées sur les terres de quelques 80 agriculteurs mobilisés. Une étape clé qui a notamment permis de mieux appréhender les facteurs de motivation et d’implication dans ce projet de science participative. Cette phase s’est ensuite ouverte à tous les agriculteurs volontaires en 2011. L’année 2012 est consacrée à la consolidation et à l’élargissement de l’OAB.

Près de trois ans après son lancement, l’Observatoire agricole de la biodiversité (OAB) affiche des premiers résultats satisfaisants. En 2011, ce projet basé sur le volontariat des agriculteurs comptait près de 400 participants et enregistrait des retours d’observations sur près de 250 exploitations et plus de 300 parcelles. Grâce à cette participation active des agriculteurs, la liste des données et références standardisées sur le lien entre les pratiques agricoles et la biodiversité commence à s’étoffer.

Agriculteurs, chambres d’agriculture, lycées agricoles.... tous mobilisés !

abeilles©Cheick Saidou/Min.agri.fr Simples et à la portée de tous, les protocoles de l’Observatoire sont au nombre de quatre. Ces derniers portent sur « les nichoirs pour abeilles solitaires », sur « les transects à papillons », sur « les placettes vers de terre » et sur « les plaques invertébrés terrestres ». Ils sont respectivement associés aux thématiques agricoles suivantes : la pollinisation, l’état d’un milieu à l’échelle d’un paysage, la fertilité des sols et la lutte contre les ravageurs.

Des coordinateurs nationaux (le Muséum national d’Histoire naturelle, l’Université de Rennes 1 et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture) forment des animateurs locaux. Le réseau d’exploitations agricoles actuellement en place est mobilisé grâce à la participation active d’une vingtaine de chambres d’agriculture, de plusieurs CIVAM, fédérations de chasseurs, coopératives, associations agricoles et naturalistes, ou encore du comité interprofessionnel du vin de Champagne. L’enseignement agricole mobilise également plusieurs établissements.

©OAB Lorsqu’ils s’engagent dans ce projet, les agriculteurs acceptent de consacrer quelques minutes par mois à l’observation de certaines espèces sur leurs terres. Un exercice qui, dans certaines fermes, se fait entre confrères. L’occasion pour les agriculteurs d’échanger sur ce qu’ils ont pu remarquer mais aussi, de créer une véritable dynamique. Aujourd’hui, les exploitations en grandes cultures, viticulture et polyculture sont bien représentées. Les secteurs de l’élevage, de l’arboriculture et du maraîchage doivent être renforcés.
En parallèle du réseau d’agriculteurs volontaires, des sites fixes d’observation ont plus récemment été mis en place. Grâce à eux, de nouveaux protocoles vont pouvoir être testés tandis que les références déjà acquises vont être approfondies.

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