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Agroéquipement

Fabrice Chaumont, chauffeur mécanicien et vice président

24/11/2011

Fabrice Chaumont a 32 ans. Il est chauffeur mécanicien et adjoint du président de la coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA) de Conlie (72).

Mon parcours ? Très simple et très logique en fait : mes parents sont agriculteurs, et comme mon père ne s’intéressait pas beaucoup aux questions de matériel agricole, je me suis vite retrouvé à le seconder dans ce domaine, et je me suis aperçu que cela me plaisait beaucoup. Étant né au Mans, j’ai pu faire un BEP et un Bac pro en agro-équipement au LEGTA de la Germinière à Rouillon (72), et j’ai poursuivi avec un BTS en Génie des équipements agricoles au LEGTA du Chesnoy à Montargis (45) en formation continue. Et comme j’avais fait de nombreux stages et travaillé pendant les vacances à la CUMA de Conlie, je m’y suis trouvé embauché à l’issue de mon BTS, afin d’assister son président. Les choses se sont faites très simplement.

Ici, mon travail recouvre deux aspects : d’une part, je reçois les appels téléphoniques des adhérents, avec leurs demandes, et je vois comment organiser le planning en fonction du travail des 4 salariés, de la disponibilité du matériel....et de la météo ! Nous ne pouvons pas faire de prévisions à plusieurs semaines, c’est presque au jour le jour, en fonction du temps, ce qui n’est pas toujours simple, mais c’est ainsi !

Le deuxième volet de mon travail, c’est bien sûr tout ce qui touche au matériel lui-même : entretien, nettoyage et réparation. Nous avons une quinzaine de grosses machines agricoles, dont huit tracteurs, deux moissonneuses-batteuses, cinq presses, une ensileuse, des charrues, deux pelleteuses, un tracto-pelle, etc....Il faut que tout soit en ordre de marche le moment venu ! Et c’est ce qui me plait : améliorer, modifier les engins, les rendre plus fiables. J’adore cet aspect technique !

Pour ce qui est de mon avenir, je me vois bien rester ici. L’objectif de mon embauche, c’était de remplacer le responsable de la CUMA d’ici deux ou trois ans. C’est un travail très physique, parfois fatigant car à certaines époques de l’année où les journées sont très longues et où il faut être partout, il y a bien sûr les aléas de la météo, mais je ne connais ni l’enfermement ni la routine. Ça me va bien !