C’est dans le cadre des grands mouvements d’éducation populaire du XIXe siècle, et plus particulièrement de la vulgarisation du savoir agricole du début du XXe siècle que s’inscrivent les fondations de la Cinémathèque agricole.
Parallèlement au ministère des armées et au ministère de l’instruction publique, le ministère de l’agriculture participe à la grande aventure du « cinéma éducateur », portée par quelques grandes figures comme Edouard Herriot et Gustave Cauvin pour l’enseignement laïc, ou Georges-Michel Coissac pour le volet catholique. Il s’agit alors de promouvoir l’hygiène, de vulgariser les nouvelles techniques, de faciliter l’acquisition de connaissances par le biais d’un support moderne, le cinéma.
Suite au succès du concours de scénarii lancé par le ministre de l’agriculture Joseph-Honoré Ricard en 1920, les projets de création d’une véritable Cinémathèque se précisent. C’est finalement en 1923, sous l’impulsion du ministre de l’agriculture Henri Queuille, qu’elle trouve sa forme juridique et opérationnelle.

« L’écran animé, incomparable interprète de la Nature et de la Science, est un informateur particulièrement précieux pour les agriculteurs et pour leur famille (...). Le Cinéma Agricole est l’auxiliaire indispensable du maître rural, du conférencier, de l’organisateur de fêtes et de spectacles villageois (...). Il contribue au succès de ceux qui le présentent, au perfectionnement et au mieux-être de ceux à qui il est présenté. »
Henri Queuille, ministre de l’agriculture
