RENNES : Il n’y aura pas d’argent public dans le cadre de la reprise des activités du groupe Doux "sans effort des partenaires", a déclaré mardi Guillaume Garot, ministre délégué à l’agroalimentaire, qui s’est affirmé "dubitatif" face au plan présenté en fin de semaine par la famille Doux.
"L’Etat soutiendra un projet durable, répondant à une logique du donnant/donnant. Il n’y aura pas d’argent public sans effort de chacun des partenaires. C’est ce que j’appelle "l’effort juste", a expliqué M. Garot dans un entretien téléphonique avec l’AFP.
"J’attends des repreneurs des propositions concrètes dans les tout prochains jours. Nous ne baissons pas les bras, nous nous battons. Nous sommes à la fois exigeants et réalistes, sur la base du donnant/donnant (...) L’urgence est d’abord sociale", a souligné le ministre.
"Je discute tous les jours avec les candidats (à la reprise). Nous avançons pas à pas (...) Nous ne sommes pas encore au bout de ce que nous considérons comme étant la meilleure solution possible, il y a encore du chemin à faire. De nouvelles propositions devront être faites", a poursuivi M. Garot.
"La ligne du gouvernement est qu’il faut trouver une solution par site et ouvrir une réponse à chaque salarié. Ça signifie que nous souhaitons qu’un maximum d’emplois puisse être sauvé", a-t-il dit.
Interrogé sur la proposition de la famille Doux, en fin de semaine dernière, d’un plan de continuation avec entrée des éleveurs au capital du groupe, M. Garot a déclaré : "Je reste dubitatif. J’ai lu son communiqué. Mais pourquoi Doux réussirait-il à faire en dix jours ce qu’il n’a pas réussi à faire en dix ans", s’est-il interrogé, précisant n’avoir pas été approché "pour le moment" par la direction de ce groupe familial.
Le groupe Doux, en redressement judiciaire depuis le 1er juin, emploie 3.400 salariés dans ses divers sites et est en contrat avec 800 éleveurs.
mcl/gvy/pre (AFP)




