Entrée en activité le 1er septembre 2008, la DÉlégation GÉnérale à l’Outre-Mer constitue le nouveau service d’administration centrale chargé de l’Outre-Mer. Forte de près de 180 agents, dont désormais une très grande majorité de cadres, la DéGéOM a renforcé son rôle de conception, de synthèse, et de coordination interministérielle, entièrement consacré aux enjeux de l’Outre-Mer.
Quelle est la mission des commissaires au développement endogène?
Vincent Bouvier : La nomination de commissaires au développement endogène est directement issue des États généraux de l’outre-mer au cours lesquels s’est clairement dégagée une volonté de changer le mode de développement de l’outre-mer en privilégiant leurs productions et leurs atouts. À l’occasion de la réunion du Conseil interministériel, le président de la République a annoncé la nomination de ces commissaires chargés d’accompagner les acteurs des territoires de l’outre-mer dans cette démarche.
Véritables développeurs, les commissaires ont été recrutés en fonction de leurs compétences dans le montage de projet et au regard de leur expérience dans le secteur privé et/ou dans le domaine international. Le coeur de leur mission est d’apporter un appui aux entreprises et aux filières de production locales afin qu’elles s’approprient leur marché intérieur et s’engagent dans la conquête de marchés extérieurs. Leur mission a donc un caractère directement opérationnel.
Marie-Luce Penchard, la ministre en charge de l’outre-mer, à laquelle ils sont directement rattachés, leur a demandé de suivre personnellement les dossiers relatifs à la diversification de l’agriculture et de la pêche, en particulier ceux qui bénéficient des crédits de l’État qui ont abondé le programme Posei (40 M€ par an) en application d’une décision du conseil interministériel de l’outre-mer. L’excellent accueil qui leur a été réservé, en particulier par le monde des entreprises, montre que leur nomination répondait bien à un réel besoin et une forte attente.

Les commissaires ont été nommés en novembre 2010. Quels sont aujourd’hui leurs axes d’action prioritaires?
. Bouvier :Ces commissaires sont aujourd’hui à l’oeuvre sur leurs territoires. À la Réunion ainsi qu’à Mayotte, Bertrand Coûteaux étudie actuellement les possibilités de mise en oeuvre d’une dynamique régionale dans le domaine aquacole, à partir des projets en cours, notamment mahorais avec le schéma de développement aquacole en phase d’élaboration. Il travaille également sur les conditions de conquête par la filière fruits et légumes de La Réunion du marché de la restauration collective et des grandes et moyennes surfaces, ainsi que sur le développement d’une capacité de transformation industrielle.
Dans les Antilles, Jean-Rémy Cauquil a abordé un certain nombre de dossiers, comme le développement de la géothermie —ressource endogène par excellence— à partir de l’usine de Bouillante, le soutien à des projets de valorisation du littoral ou d’appui au tourisme ainsi que l’accompagnement des filières agroalimentaires.
En Guyane, Christian Claudon porte prioritairement ses efforts sur le développement de la filière aquacole, des filières agroalimentaires ainsi que sur les possibilités de structuration de la filière biomasse.
Le premier bilan de leur action et de leurs premiers résultats est prévu à l’automne 2011.

