Courgette, concombre, citrouille, chouchou, melon ou pastèque, sur l’île de la Réunion, la production de légumes couvre près de 70 % des besoins des consommateurs réunionnais. Encore faut-il que les “mouches des légumes” ne fassent pas trop de dégâts. En effet, trois espèces de mouches s’attaquent aux cucurbitacées. Et la quasi totalité de la production peut être atteinte.
Face à ce problème majeur, les agriculteurs se trouvent assez démunis : les mouches développent des résistances aux insecticides et les solutions alternatives (pratiques culturales, lutte biologique, piégeage sexuel…) se révèlent peu efficaces. En 2009, le Cirad et d’autres partenaires du monde agricole réunionnais ont lancé le programme de recherche-développement “gestion agroécologique des mouches à la Réunion” (Gamour), inspiré d’un programme similaire mené à Hawaï depuis 1999.
L’objectif de Gamour est de développer une agriculture durable pour le maraîchage en s’appuyantsur une protection agroécologique contre ces mouches. Dans ce type de protection, les pratiques agricoles sont préventives et non plus curatives. Il s’agit de restaurer les mécanismes naturels régulant les équilibres bioécologiques dans l’agroécosystème.
Le respect de l’environnement est le principe central de ce programme. L’emploi de pesticides est donc limité au maximum. Coordonné par la Chambre d’agriculture, Gamour est financé par le ministère de l’agriculture en partenariat avec l’Europe, la région et le département Réunion. Gamour réunit une quinzaine de partenaires locaux et nationaux du domaine phyto. Ce programme est mené en grandeur réelle et depuis 2009, ce sont 21 agriculteurs conventionnels et 4 “biologiques” qui utilisent la méthode mise au point, dite SP5. La Chambre d’agriculture envisage désormais la diffusion de la méthode au-delà des zones pilotes.
Pour en savoir plus : www.gamour.cirad.fr/


