#11Novembre : que mangeaient les poilus ?
galica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France
Pendant quatre ans de conflit, plus de huit millions de soldats ont été mobilisés. Sur le front, entre pénuries et combats, le repas reste tant bien que mal un rituel du quotidien. Aperçu de la « tambouille » des soldats de la Première Guerre mondiale.

700 g de pain souvent dur, entre 300 et 500 g de viande, 100 g de légumes secs et un bol de soupe. Dans l'armée française, chaque ration est calibrée pour apporter 1 200 calories par soldat.

Les légumes frais se font rares. Pour la viande, on pallie la pénurie en important des stocks surgelés et conserves, appelées « boîte de singe ».

Le célèbre « pain de guerre » est composé d'une pâte de farine de blé cuite deux fois. L'objectif : enlever toute l'humidité pour qu'il se conserve longtemps. Mais le goût et surtout la texture ne sont pas au rendez-vous : les poilus doivent le ramollir en le plongeant dans leur bouillon pour le consommer.

D'abord interdit, le vin (coupé à l'eau) accompagne le repas du soldat, de même que la gnôle. Fin 1914, les vignerons du Midi offrent des tonneaux à l'armée française pour motiver les troupes.

L'alimentation, un soutien fondamental

Bon nombre de poilus sont originaires du monde agricole. Certains profitent du peu de temps libre dont ils disposent pour chasser et pêcher.

Autre manière de diversifier leur alimentation : les colis. Les familles envoient des produits régionaux sur le front.

Source : La Cuisine des tranchées, Silvano Serventi

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